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20.09.2008

Malbrough s'en va...

Ils m’attendent et je n’y peux rien... Adieu, c’est une autre vie qui m’attend demain.

Adieu, je pars, je te donne rendez vous tous les soirs sous l’étoile polaire. Je ne serai pas loin mais je serai dans un autre monde.

J’ai peur tu sais de ce monde que je ne connais pas encore mais qui m’attire et m’envoûte...

Tu sais, je sais, que peut être je ne reviendrai jamais sur mes jambes.

Au mieux je reviendrai brisé par les bruits et les cris, au pire je reviendrai dans une boîte estampillée.

Quoiqu’il en soit c’est notre dernière minute ensemble, quand je suis vraiment moi et que tu es vraiment toi.

Dès demain plus rien ne sera comme avant.

 

Et pourtant j’en suis fier, tu le sais et tu le pleures.

Sur mon uniforme bien repassé tu as vaporisé un peu d’essence de lavande. Demain je le sentirai en pleurant, après demain il sentira la poudre et la mort.

 

Dans mon char rutilant, fleuron de l’armée comme ils disent, je tremblerai à la première rafale, je porterai la main à mon cœur cent fois pendant ces longs mois.

Le soir tu sais, j’essaierai d’oublier le bruit des bombes, alors peut être que je ne penserai même pas à toi.

 

Un soir je regarderai l’étoile polaire quand les incendies auront fait taire leur clarté monstrueuse, mais je sais que toi là bas, tous les soirs tu la regarderas en te disant qu’on a les yeux rivés sur le même point.

 

Je serai un héros, mon amour, un héros... Au milieu des charniers et  du sang, je triompherai de mon devoir. Je prendrai mille enfants dans mes bras pour les sauver, je trancherai cent gorges qui me guetteraient mal intentionnées. Le visage grimé et le corps camouflé, je ramperai par terre oubliant qui j’étais, qui tu es.

 

La nuit dans les lits alignés, les sommeils se feront cris et larmes. Colère et revanche. A cause de tout cela tu sortiras de ma vie car tu ne me comprendras plus jamais.

 

Donc voilà, adieu, ils m’attendent. Je ne serai plus jamais celui que j’étais.

 

Adieu vraiment, adieu à jamais.

 

 

18.09.2008

Post tendresse

J’aime les enfants, leur innocence, leurs rêves. J’aime les enfants mais ils ne me le rendent pas...

J’en ai un dans mon univers super proche : Minimoy. Minimoy est un petit garçon rieur, épanoui, décidé et déterminé.

Depuis que Minimoy est né je suis passée au grade de « Tata » mais comme « Tata » ça na me plaisait pas, nous avons tous décidés d’un commun accord, le mien, que pour Minimoy je m’appellerais Parker.

Tout se passait très bien jusqu’aux vacances dernières où j’ai eu droit à des « Tata, tu me fais une tartine s’il te plait ? » ( vous avez vu comme il est poli ?), mais aussi à des « Tata Parker regarde ! » (oui, une fourmi portait une miette sur son dos, il ne fallait pas rater ça »

Au bout du troisième jour je suis allée le voir :

« Dis donc Minimoy, tu crois que nous pourrions avoir un rendez vous toi et moi pour discuter tranquillement ?
- Attends, je consulte mon agenda... Après déjeuner c’est possible si tu veux. A ce moment là sur Gulli le programme est inintéressant au possible.
- Ok Minimoy, à tout à l’heure alors »


A l’heure du dessert, nous nous installons lui et moi sur la balançoire, au fond du jardin, un endroit intimiste où nous savions que personne ne nous espionnerait.

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« Voilà Minimoy, je voulais savoir pourquoi tu te mets à m’appeler tata à tout bout de champs alors que jusqu’ici entre nous tout se passait bien... qu’est ce qu’il t’arrive ?
- Ben... Je ne sais pas Tata
- Tu m’as toujours appelée Parker, pourquoi changer ?
- Tu sais Tata, je grandis, et je m’en rends compte
- Comment tu t’es rends comptes ?
- Et bien avant je t’aimais, mais bof bof alors que là je t’aime à fond
- Et c’est pour ça que tu m’appelles Tata ?
- Non, ça c’est pour t’embêter. »

La discussion s’est ensuite enchaînée sur la probabilité de croiser des escargots sur le chemin de la plage, et sur la remarque scolaire suivante « tu sais Tata, au CP je ne pourrais pas faire ce que je veux en classe, il faudra que je reste assis tout le temps et que je lève le doigt pour parler... c’est pas drôle tu sais... »

Et oui, je sais, ce n’est pas drôle, et ça va durer longtemps...

nounours.jpg


Bonne nuit les petits...

Mes années lycée

 

Ça y est : c’est fait. Je me suis inscrite à mon cours de théâtre. Et déjà je me prends pour ce que je ne suis pas...

 

Mais ce n’est pas de ma faute à moi, si j’entends tout autour de moi... (Pardon je craque, c’est vrai que nous sommes déjà mercredi et que ce boulot me rend complètement dingue... Mais dieu que je l’aime !!!)

 

Toujours est-il que je me suis inscrite à mon cours de théâtre,5 ans qu’) chaque rentrée je me dis « Parker ma fille, cette fois vas y, fonce, inscris toi, ça va te faire du bien » et qu’à chaque fois je me réponds « du bien ok, mais je n’ai pas mal.. .»

 

Vous l’aurez compris : un vrai dialogue de sourds !!!

 

Mais, lorsque la dame m’a demandé « Vous en avez déjà fait ? » , des souvenirs ont afflué dans mon cerveau soudain ragaillardi... Oui, je le confesse, devant témoin et sans pudeur : j’en ai déjà fait !!

 

Et franchement, je me suis marrée !!

 

Et pour cause : « Le père Noël est une ordure » ça vous parle ? Et bien, voyez Zézette, et bien c’était moi !!

 

Et je ne suis pas peu fière !! Un tabac ! A cette époque !!

 

C’était hasardeux de jouer cette pièce en plein mois de juin, mais ce fut un succès.

 

Si mon très cher prof de maths de l’époque passe par là il trouvera mon propos excessif. Mais je n’ai pas contrairement à lui poursuivi l’aventure avec autant d’assiduité. Alors que lui, maintenant il est metteur en scène... Ouaip... Mais il est loin... re ouaip...

 

Bref, avez-vous eu pendant votre scolarité un prof qui disait : «  Allô Thérèse ?... » ? Vous connaissez la suite... Que la décence m’interdit de citer... Ben ouais, c’est comme ça, je n’assume pas tout.

le_pere_noel_est_une_ordure_01.jpg

 

Enfin tout ça pour vous dire que j’ai joué Zézette quand j’étais en seconde. Que j’avais le trac, mais que j’étais en même temps impatiente et heureuse. Que nous avons affiché « complet » à toutes les représentations, dans un vrai théâtre. Que je me suis sentie vraiment, mais alors, vraiment vivre, partagée entre le danger et l’envie. Et que... Voilà que je vais verser dans le sentimentalisme, mais je vous jure que ces moments là sont gravés à jamais en mon cœur.

 

Trêve d’atermoiements, je remonte sur les planches, mais je suis plus grande, moins innocente, moins facile. Je remonte sur les planches et je regrette déjà de ne pas revivre ce que j’avais vécu à cette époque là...

 

Promis je vous raconterai si maintenant j’arrive à zozotter sans cracher sur mes partenaires...

 

Sous vos applaudissements...

 

La prochaine fois, s’il est d’accord, je vous parlerais de mon prof de maths...