04.09.2008
Il ne faudrait pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages
Pour des raisons pratiques de maintien en vie, C&T et moi-même sommes allés au Sushi Shop d’à côté de la maison, de façon à m’épargner le tracas quotidien du « Qu’est ce qu’on mange ? »
C&T est comme ça, c’est un chou, tout ce qu’il peut faire pour me soulager ou m’aider il le fait.
Mais là n’est point le propos. Et puis bon, il a aussi des petits travers...
Donc, Sushi Shop. Et bien vous ne devinerez jamais... Je crois que je vais savoir faire les sushis. Car on a mangé ça :

Allons ensemble un peu dans le détail pour mieux y voir.
Une boulette de riz, classique, avec un morceau d’algue autour, mouais.... Et du vulgaire surimi dessus !!! Mais de qui se moque t’on ? Hein, je vous le demande !!!
Alors, Cyril Lignac, t’es bien gentil avec tes innovations à deux sous, mais là il faudrait quand même pas nous prendre pour des terrines. T’as beau essayé de le tailler en biseau ton surimi, il reste surimi. Il s’agirait tout de même de ne pas nous faire prendre des lampes de poche pour des halogènes. Ni du surimi pour du poisson...
En substance le sushi surimi est à la cuisine ce que la chaussette dans sandale est à la mode : un affront !

Je ne suis que bouderie
23:44 Publié dans J'ai craqué sur/pour/avec | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : cyril lignac, sushi shop, surimi, chaussette
je me lance
Ce soir c’était soirée mecs, avec moi. Bon au début, j’ai cru que je m’étais trompé d’endroit, mais non ces gens là sont bien mes amis : MagicD, BelloRagazzo, et C&T...
Nous parlons musique, écriture, gonzesses, poésie, arts, gonzesses... Passons sur mes moments de solitude au milieu de quelques blagues graveleuses qui ne volent pas haut.
Et puis, l’un d’entre eux me dit : « Dis donc Parker, tes nouvelles tu comptes en faire quoi ?
- Ben quoi, elles sont rangées dans mon tiroir à nouvelles
- Et puis ?
- Ben voilà. »
Sur le coup je n’ai rien dit de plus car j’avais décidé de bouder. Mais je n’arrive pas à bouder, alors j’ai arrêté.
« Sinon, pour voir, ça t’engage à rien, tu pourrais en mettre une de tes nouvelles sur ton blog, pour voir... »
Pour voir donc, je crois bien que je vais vous en livrer une.
2 HEURES ET TROIS MOIS
Pour un peu il aurait peut être s’agit de presque rien... Si je lui avais pris la main, peut être que je ne serai pas là sur le trottoir....flûte, flûte et super flûte...
J’suis une buse, rien de plus qu’une bonne buse... alors voilà, je me la joue viril, je me la pète devant mes potes.... Du genre Johnny et sa mob... Au total, en fait je ne lui prends même pas la main!!
Bon en même temps je risquais de me prendre une veste royale... Parce que d’après ce que m’a dit Elise, quand elle a décidé que non, elle y va pas avec le dos de la cuillère la mignonne...
Bon et alors, une veste...bon, je m’en serais remis après tout, ça n’aurait pas été la première... elle me regardait comme ça avec ses yeux verts de demoiselle attentive...
Qu’est ce qu’elle pouvait bien se dire? Alors moi, comme un âne, au lieu de lui demandait à quoi elle pensait, je lui ai raconté ma vie, mes traumatismes d’ado attardé...j’ai flambé avec ma gold, avec ma montre...
En général ça marche bien avec les minettes, le coup de la gold c’est imparable, associé à la Roleix, c’est sans souci...
Bon, elle, visiblement elle s’en fout.... Mais moi je ne sais pas faire avec une fille comme elle...
Il aurait peut être fallu que je lui parle poésie, Verlaine, Rimbaud....ou peut être Apollinaire...
Quoique, même pas... Ou alors, cinéma, j’aurais du lui toucher deux mots de ce film d’auteur que j’ai vu samedi dernier...mais dont je ne me souviens pas du titre....
En fait, non même pas ... Je crois que c’est la musique qui la branche...Oui, c’est sûr, musique ça l’aurait intéressé....Pas pensé.... Quoique....
Mais voilà, maintenant je ne sais même pas ce qui l’intéresse au fond... Qu’est ce qui lui plait chez moi après tout? C’est vrai ça...
Elle a l’air de vivre comme une fée, elle ne marche pas, elle vole, quand elle a planté ses yeux dans les miens je me suis senti comme Bernadette devant la Sainte Vierge....
Et là...qu’est ce que je fous là.... Pourquoi je fais demi tour? Ok, je tente.... je suis devant son interphone...
BIP!!!
« Oui?
- C’est Franck!
- Tu as oublié un truc?
- Non, enfin, oui....
- Je t’ouvre
- Non!! en fait j’ai juste oublié de te dire que je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi, que tu es pétillante, que tes yeux sont magnifiques, que quand tu parles on dirait que tu chantes, que quand tu marches, on dirait que tu danses, que quand tu ris on dirait que des étoiles tombent du ciel, que quand tu poses les yeux sur moi je me sens plus fort, que je ne te connais pas mais que j’en rêve, que maintenant que je sais que tu existes ma vie ne sera plus jamais la même.... Que tu me manques déjà, que ces deux heures passées avec toi sont à ce jour les pus belles de ma vie....Voilà c’est ce que j’avais oublié de te dire.... Bonne nuit....
- ....Attends....je, je descends
- Non, non, reste là où tu es.... ne viens pas, je m’en vais de toute façon, je rentre...ça ne sert à rien que tu descendes, demain tu pars loin pour longtemps, ça ne sert à rien....c’est vain...je voulais juste te dire ça parce que je m’en serais voulu que tu ne le saches pas, parce que je pouvais pas le garder pour moi et que je me suis comporté comme un idiot toute la soirée tellement tu me troubles... »
Mince, j’entends ses pas derrière la porte...Elle est descendue, vite je me sauve...
Non.... trop tard elle ouvre la porte... Bon...ben voilà....je vais prendre ma veste, c’est sûr....
Ah, elle sourit, elle rit même...Elle se fout de moi....Bien joué Franck!! En plus je me suis rendu ridicule....Bravo!!
Mais, mais....ELLE M’EMBRASSE!!! Je rêve!!! C’est sur , je rêve.. Elle a mis ses bras autour de mon cou et elle m’embrasse!!! Ses lèvres sont si douces, et sucrées, et ...et ....et.... Mon Dieu, que ce moment ne s’arrête jamais.....
Trop tard, c’est fini....
Elle m’a laissé là, elle est remontée, m’a dit dans l’oreille « Je reviens dans trois mois »
Trois mois.....Après tout ce n’est rien trois mois...Vu que je l’ai déjà attendu toute ma vie....
Bon, voilà, je vous en livre une. Je n’ai pas coutume de le faire mais je sollicite vos comm pour me dire ce que vous en pensez, n’hésitez pas, bons comme mauvais, je lirai tout avec attention.
En vous souhaitant un bon jeudi !
01:11 Publié dans scribouillages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.09.2008
Apprendre à dire NON
Oui ? Non, en fait ici vous n’apprendrez pas à prononcer ces quelques lettres. Le titre est mensonger, sans doute, mais je n’en avais pas de meilleurs sous la main, donc, voilà.
En allant user mes tongs dans mon super super marché je suis tombée devant une étiquette destinée aux jeunes pré pubères : « moins de 18 ans, l’alcool, t’achète pas ». Soit.
De fil en ficelle je vois encore un de ces autocollants, où là est inscrit « Me colle pas, j’suis paumé »
Même sur radio Nostalgie ils s’y mettent : dans ma TSF j’entends Elsa qui chante « T’en vas pas »
Vous voyez où je veux en venir ?
La négation part en vrilles, en volutes, en débandade...
A mon école, quand j’étais encore docile et obéissante ( à cause de la trouille surtout) les instituteurs nous expliquaient avec beaucoup de patience qu’il fallait user de la négation ainsi : « ne....pas/plus/guère/point » (fin de l’exemple, prenez ¼ de feuille, on fait un contrôle surprise, j’en vois deux qui n’ont rien suivi, ça va moins rigoler à l’annonce de la note... héhéhé !)
Et maintenant, que devons nous en faire de cette si belle négation quand elle est complète ? Ce que vous voulez, mais moi, quand je la croise tout juste ébauchée et jamais terminée, et bien c’est comme si je me retournais un ongle... C’est vous dire...
Ceci dit, vous savez que vous avez beaucoup plus de poids lorsque vous répondez à Kévin qui par le biais de votre téléphone vous dit
« Mademoiselle Parker faites vous partie des personnes soumises à la taxation sur le revenu ?
- oui
- Alors seriez vous intéressée par un conseil en investissement immobilier ?
- Non, j’en veux pas
- Nous pourrions prendre rendez....
- Non, j’en veux pas
- La semaine...
- Non, je N’en veux pas
- Nous vous souhaitons une bonne soirée, navré de vous avoir dérangé. »
Ça c’était avant que je ne maîtrise la technique de réinsertion du ne.
Je milite dès à présent pour retrouver le bon usage de la phrase négative.
Quand même, du temps de Brel on disait même « NE me quitte pas »
Ah non, ce n’est pas facile facile...
00:07 Publié dans Un chouïa de sociologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : radio nostalgie, elsa, brel, kevin

