09.10.2008

Snif...

Ce soir, je suis nostalgie, tristesse et désespoir...Enfin presque...

 

Un ami cher à mon cœur s’exile loin de la ville, lassé des trépidantes vibrations urbaines il s’en va, fier et droit, rejoindre nos campagnes profondes...

 

En fait il s’en va, mais pas tant pour la campagne profonde que pour sa dulcinée précieuse à son cœur...

 

Enfin, il se casse quand même... Il nous lâche quoi... 

 

Loin de moi l’idée de le culpabiliser, mais lorsque j’ai rencontré C&T, qui habitait fort loin à l’époque, le cher ami en question m’a fait promettre, jurer et cracher que je ne partirais pas d’ici...

 

Mouais... Faîtes ce que je dis mais pas ce que je fais...

 

Même si je suis super heureuse pour lui, j’ai un peu l’impression d’être comme dans une blague du genre « Pince mi et Pince moi sont dans un bateau, Pince mi tombe à l’eau, qui reste-t’il ? »

 

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Aïe !

29.09.2008

La rue de la honte

Autant vous le dire tout de suite, le week-end a été plutôt cocasse...

 

Enfin surtout pour nous, spectateurs de scénettes aussi drôles qu’honteuses pour les protagonistes principaux.

 

Nous avons rebaptisé une rue à cette occasion. Dorénavant elle s’intitulera « la rue de la honte intergalactique ».

 

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Acte 1

 

Nous suivions un jeune garçon qui adoptait fièrement un pantalon Baggy. Cela fait déjà quelques fois où en suivant ces jeunes hommes, je me posais quelques questions : 1/ Comment font ils lorsqu’il ont besoin de se mettre à courir ? J’imaginais alors une course à la pingouin, les pieds chassant latéralement, et une main sur la ceinture pour retenir le jean.

2/ Mais comment font ces jeans pour tenir, car selon le principe initial du pantalon, c’est les hanches qui tiennent le vêtement...

 

Hanches trop étroites, pantalon trop large, on ne saura jamais. Toujours est-il que notre jeune coq s’est retrouvé en pleine rue avec le jean aux chevilles ! Véridique. En sloggi blanc, grosjean comme devant. Et comme il tenait une canette et une clope, il s’est écoulé de longues longues longues secondes avant que l’exhibitionniste involontaire puisse remonter son futal.

Il y avait Newton et la pomme, il y a maintenant le blaireau et le baggy. Gravité vérifiée !

 

Autant vous le dire, je n’ai eu aucune retenue, et mon rire a résonné si fort que nous avons vu l’individu s’enfoncer encore un peu plus sa casquette sur les oreilles...

 

 

Acte 2

 

Toujours dans le même secteur piétonnier, un ado roulait à fond sur son scooter, frôlant les badauds qui eux aspiraient au calme et à la sérénité. Et bien pan, devant des terrasses blindées de monde, la tôle de l’espace. Heureusement sans blessé à l’arrivée. Ce qui a été drôle surtout, c’est le réflexe à deux francs six sous (1,80€) du garçon. Il a redressé son destrier, fait vrombir l’accélérateur et est reparti de plus belle sous les huées des passants du dimanche.

 

 

Aux dernières nouvelles, le défroqué n’a pas pris froid, et le Rémy Julienne en culottes courtes se fait passer du mercurochrome sur les genoux par sa maman.

 

Etant donné que la chute de mon post ne pourra égaler ni celle du baggy, ni celle du scooter, je passe le relais à votre imagination.

 

Vidéogaguement vôtre

22.09.2008

Avis de grand froid

Aux grands maux les grands remèdes.

J'attaque le plan B.

L'heure est grave, l'automne est là, j'ai froid aux pieds...

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Et je vous annonce que Beetlejuice a du souci à se faire....
Avec Kindy, les chaussettes ne se cachent plus ... et nous ne sommes pas sûrs qu'elles aient raison...

18.09.2008

Post tendresse

J’aime les enfants, leur innocence, leurs rêves. J’aime les enfants mais ils ne me le rendent pas...

J’en ai un dans mon univers super proche : Minimoy. Minimoy est un petit garçon rieur, épanoui, décidé et déterminé.

Depuis que Minimoy est né je suis passée au grade de « Tata » mais comme « Tata » ça na me plaisait pas, nous avons tous décidés d’un commun accord, le mien, que pour Minimoy je m’appellerais Parker.

Tout se passait très bien jusqu’aux vacances dernières où j’ai eu droit à des « Tata, tu me fais une tartine s’il te plait ? » ( vous avez vu comme il est poli ?), mais aussi à des « Tata Parker regarde ! » (oui, une fourmi portait une miette sur son dos, il ne fallait pas rater ça »

Au bout du troisième jour je suis allée le voir :

« Dis donc Minimoy, tu crois que nous pourrions avoir un rendez vous toi et moi pour discuter tranquillement ?
- Attends, je consulte mon agenda... Après déjeuner c’est possible si tu veux. A ce moment là sur Gulli le programme est inintéressant au possible.
- Ok Minimoy, à tout à l’heure alors »


A l’heure du dessert, nous nous installons lui et moi sur la balançoire, au fond du jardin, un endroit intimiste où nous savions que personne ne nous espionnerait.

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« Voilà Minimoy, je voulais savoir pourquoi tu te mets à m’appeler tata à tout bout de champs alors que jusqu’ici entre nous tout se passait bien... qu’est ce qu’il t’arrive ?
- Ben... Je ne sais pas Tata
- Tu m’as toujours appelée Parker, pourquoi changer ?
- Tu sais Tata, je grandis, et je m’en rends compte
- Comment tu t’es rends comptes ?
- Et bien avant je t’aimais, mais bof bof alors que là je t’aime à fond
- Et c’est pour ça que tu m’appelles Tata ?
- Non, ça c’est pour t’embêter. »

La discussion s’est ensuite enchaînée sur la probabilité de croiser des escargots sur le chemin de la plage, et sur la remarque scolaire suivante « tu sais Tata, au CP je ne pourrais pas faire ce que je veux en classe, il faudra que je reste assis tout le temps et que je lève le doigt pour parler... c’est pas drôle tu sais... »

Et oui, je sais, ce n’est pas drôle, et ça va durer longtemps...

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Bonne nuit les petits...

07.09.2008

court ou long?

Je n’aurais jamais pensé être confrontée à pareille situation un jour.

 

En un mot comme en cent : c’est le drame.

 

De retour at home après un week end festif, où un gnome m’a éternué dessus (à plusieurs reprises, sans s’excuser), où j’ai sauté d’un train en marche, sauvé l’Atlantide et où je me suis prise pour une vraie star de ciné dans une réplique parfaite de Montmartre. (Celui qui trouve où j’étais gagne un Malabar au goût de son choix.)

 

De retour donc, le désastre, il ne reste plus qu’une seule capsule de café pour demain matin. Je ne sais pas comment nous avons pu en arriver là...

 

Or nous sommes deux à caféier gaiement...

 

Quid de la capsule ? Lui ou moi ? Qui sera le plus rapide demain à se lever ?

 

Je pense que j’ai déjà perdu le challenge, mais permettez moi d’y croire encore un peu.

 

La suite demain... Je sais, vous ne tolérez pas le suspense...

 

Quand je vous dis que je n’aime pas les dimanche soirs...

 

 

El Gringo

01.09.2008

Suivez le guide

Et bien figurez vous que j’ai passé une bien étrange journée... Si j’étais pessimiste je dirais que ça commence mal pour un lundi, et si j’étais réaliste je dirais que ce mois de Septembre risque d’être bien long...

 

J’étais là, tranquille, en train de faire un sort à mon 4ème café de la journée, il est 09h30, pas de catastrophe en vue. Pour un peu j’aurais presque été guillerette, mais je ne mange pas de ce pain là, donc je suis restée austère et froide, ce qui me va assez bien.

 

Je méditais donc sur mes projets d’avenir lorsque DameChef a fait irruption dans mon bureau. 

 

Derrière DameChef, mais à distance respectable toutefois, se tenait une chose à l’allure de vieille petite souris inhibée.

Triomphante DameChef m’annonce :

 

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 « Parker, voici Madame Chafouin qui va passer quelques jours avec vous avant qu’elle ne prenne ses fonctions de tortionnaire dans le courant du mois. Vous lui présenterez vos somptueux locaux, les avantages de l’entreprise, et, accessoirement le boulot et vos collègues des autres secteurs. »

 

J’ai dit « Ainsi soit il mais ça va pas durer des siècles non plus, parce que rapport à ce que je suis payée des clopinettes dans cette taule, et rapport à ce que je vaux plus. »  En vrai j’ai dit « Dacodac », parce que je suis fun.

 

J’ai donc vu Madame Chafouin se dégager de l’ombre de DameChef et me tendre une main molle au bout d’un bras dont la raideur m’a collé la trouille.

 

Souriante et avenante, oui, j’ai le sens de l’accueil, je lui proposais donc de faire la visite... Ici nous avons les armoires, ici, les toilettes, ici les tiroirs et là Saint Ordi devant lequel je crame des bâtonnets d’encens pour éloigner les virus.

 

Madame Chafouin ne pige rien à mon humour... ça je l’ai senti direct. Non seulement elle ne comprend pas mes blagues à prix discount, mais en plus elle ne fait même pas l’effort d’esquisser un sourire... Mais que diable faisons nous de la bienséance en ces lieux ? Si Nadine voyait ça...

 

J’ai ensuite présenté Madame Chafouin à ma valeureuse et courageuse équipe, qui, à l’instar de leur meneuse de troupe, a elle aussi le sens de l’accueil. Et nous voici, de ronds de jambes en sourires encourageants en train d’introniser Madame Chafouin dans le sacro saint des saints... Mais, seule elle semble ignorer sa chance à cet instant précis.

 

Je me fends donc de la visite de l’ensemble du bâtiment avec Madame Chafouin sur les talons. Arrivées dans mon espace détente privilégiée, je dégaine une Chester d’un geste assuré et commence à m’imprégner de ma chère nicotine. Je croise le regard désapprobateur de Madame Chafouin, mais je m’en fous, je suis plus chef qu’elle alors elle va pas la ramener non plus... en revanche la journée va être longue...

 

Histoire de faire une boutade en regagnant mon bureau, je lui ai tendu la main en disant « Pour le guide merci. ».... J’ai fait le plus grand bide de ma carrière. Deux minutes plus tard je l’entends pouffer... Elle venait de saisir... Elle faisait une tête de souris qui éternue, les yeux tout plissés et le nez qui se penche vers la bouche toute crispée. A ce moment là j’ai compris pourquoi elle ne souriait pas...

 

Point d’atermoiement sur le sort  de Madame Chafouin, nous ne sommes pas là non plus que pour rigoler, et j’ai du pain sur la planche.

 

« Il me faudrait la carte et les codes pour pouvoir rentrer dans la forteresse »

 

Elle parle ! Alléluia, tout n’est pas perdu.

 

Je lui réponds, (bien oui, moi j’ai lu tout Nadine) « Alors pour la carte et les codes d’accès il faut attendre mercredi, car ça demande aux informaticiens de vous rentrer dans la base et que vous leur avez donné vos empreintes digitales uniquement ce matin, mais on vous ouvrira, ne vous inquiétez pas » (On n’est pas des chiens non plus, puisqu’on vous dit qu’on a lu TOUT Nadine !)

 

De fil en talons aiguilles, la journée reprends son cours passionnant. Une demie heure plus tard j’entends :

 

« Il me faudrait la carte et les codes pour pouvoir rentrer dans la forteresse »

 

« Oui, oui, lui dis-je, mercredi » Avec un large sourire sensé lui faire comprendre qu’elle radote.

 

Elle opine du museau. Nous nous sommes comprises !! YES !!! Le bonheur se niche parfois dans des petites victoires.

 

A la pause repas j’ai cru défaillir : « Oh,mais on ne sait que choisir »... Un de mes collègues, qui a moins bien lu Nadine lui a dit : « Oui, mais en même temps il faudrait se décider car on ne va pas rester là toute la journée. »

 

Là il s’est passé un truc rigolo, tous mes compagnons d’infortune des autres étages m’ont regardé avec comme une forme de soutien dans le regard. J’ai bien vu que silencieusement ils ont salué ma patience, et pendant une seconde ils ont pensé à faire ériger une statue à la gloire de mon abnégation... Mais en post mortem uniquement, sinon ils savent bien que je les bassinerai avec sans interruption.

 

Après nous être sustentés, la vie a repris son cours normal, moi et mon boulet en train de finaliser un projet, moi et mon boulet en train de commander du matériel, moi et mon boulet on se tient la porte des WC....

 

Ce qui est bien c’est que la journée avance quand même l’air de rien.

 

A un moment DameChef m’a téléphoné pour savoir si tout se passait bien, j’ai répondu un « Ouaiche » suffisamment évasif, et là DameChef a explosé de rire dans mon oreille.

«  Je suis désolée Parker, je pense qu’on a fait une erreur de casting là, mais je voudrais quand même laisser sa chance au produit, ça vous ennuie pas ?

-          Mais du tout... Tant que je me marre... »

 

DameChef a de nouveau rigolé dans ma trompe d’Eustache, puis elle a raccroché, m’abandonnant à mon infinie solitude.

 

Un troisième « Il me faudrait la carte et les codes pour pouvoir rentrer dans la forteresse » et venu ponctuer cette fin de journée... Pardon Nadine, mais là, je n’ai pas moufté, même pas un regard, que dalle....  Faudrait voir à pas me fracasser les métatarses dès le lundi quand même...

 

Elle est partie avant l’heure légale, pour cause de gnome non autonome, et moi je suis partie bien après l’heure légale, car enfin, j’ai pu bosser tranquille...

 

 

Je vous embrasse tiens, vous êtes cool vous....

 

 

 

 

25.08.2008

100% des gagnants ont tenté leur chance...

Oui, c’est chouette, c’est sensass, je saute de joie, youpi : je suis rentrée de vacances...

 

Oui, c’est de la méthode Coué pur beurre que je vous sers, sur son lit d’auto persuasion agrémentée d’anxiolytiques divers...

 

Si mes vacances ont été bonnes ? Oui, bien sûr... Comment pourrais je vous dire autre chose ? Hein ?

 

Pour tout vous dire, j’ai passé mes vacances à me demander ce que je pourrais faire d’autre comme métier.

J’ai exploré plein de pistes fort intéressantes tout en peaufinant mon bronzage sous les embruns...

 

Et puis j’en suis venue à la conclusion que rentière c’était encore ce qui se faisait de mieux.

 

J’ai donc fait un bilan de compétences à l’ANPE, ils m’ont dit que j’avais tout bon, ils sont très d’accord avec moi, je peux le faire.

 

Pour fignoler le tout je me suis renseignée sur ma couverture sociale et les avantages conventionnés de cette noble occupation, et bien, je tape dans le mille, c’est le panard intersidéral !

 

Je ne comprends même pas comment je n’y ai pas pensé plus tôt...

 

Bon c’est pas le tout, mais moi, cette reprise m’a épuisée et demain j’ai une grosse journée.

 

 

A demain si vous le voulez bien

06.07.2008

Miroir, mon beau miroir....

Bon, c'est les soldes d'été.

Impossible d'avoir loupé l'info, à moins d'être l'heureux habitant d'un igloo en terre Inuit... Quoique du coup les soldes d'été ça n'intéresse sans doute personne là bas, à moins qu'Eres ne commercialise des une-pièce en fourrure....

J'en entends un qui rit au fond, oui, c'est vrai, la fourrure elle est parfois sous le maillot ... Hi hi hi !!

Bref, comme disait Pépin qui ne vendait pas de parapluie, soldes d'été donc.

Boutiques pleine de monde.

 

Moi, l'oeil vif, la mèche déstructurée, j'avise une fort jolie échoppe, toute en longueur, remplie de falbalas colorés, tous plus attrayants les uns que les autres.

 

Cher&Tendre, courageux et intéressé, me suit donc pas à pas, prêt à opiner du chef au moindre :

 

"oh... Mais regarde moi la finesse de ce point!"*

 

N'écoutant que ma fièvre acheteuse, je fends la foule d'un pas décidé, pour atteindre les derniers rayonnages, là bas, au fond, après les cabines d'essayage...

 

Que vois-je ? ça :

 

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Une fille qui porte exactement le même tee-shirt [aem'kei] que moi... Rare (enfin je me plais à la croire !)

 

Nous nous retrouvons nez à nez sur le même trajet,

 

je me décale pour la laisser passer ( voui, je suis une fille polie)

 

elle se décale du même côté (ben elle est polie aussi...)

 

Du coup je me téléporte de l'autre bord

 

Elle aussi !!!!

 

Fichtre Diantre!!!!  Elle a aussi les mêmes chaussures que moi !!!

 

....

 

....

 

Et la même tête.

 

J'entends derrière moi un "groumpfffffffffff, Rho ho ho, Han han han, Hi hi hi".

 

C&T implose littéralement de rire.

 

C'est seulement là que je me suis rendue compte que je faisais des ronds de jambes au miroir du fond de cette p*** de satanée boutique.

 

Devant le regard ahuri du vendeur, je l'ai félicité sur la propreté du-dit miroir.

 

Moralité : la boutique était en fait minuscule et pas du tout "tout en longueur".

 

En vous remerciant M'sieurs Dames....