29.07.2008
Les femmes et les enfants d'abord
Alors aujourd’hui les imprimantes marchaient nickel, toute la haute technologie était sur le pied de guerre, même pas un téléphon auquel personne ne répond...
Forcément, moi, vers midi, je relâche ma garde.
Naïve que je suis, je pense que c’est bon, la semaine est bien engagée.
C’était sans compter sur la perfide humidité qui s’est emparée des locaux...
Vous dîtes ? Un orage ? Un typhon ? Une tornade ? Je dis : non : une inondation !!
Alors que je déjeunais sereinement en compagnie de collègues plus éminents les uns que les autres (enfin certains franchement plus mais bon, passons...). J’entendis la « Chevauchée des Walkyries » sortir de mon sac. Oui, c’est ma sonnerie spéciale boulot. Wagner, tout de suite ça rend plus crédible...
J’avale donc poliment ma gorgée de « La Louvière » pour décrocher :

« Mamzelle Parker, mamzelle Parker, y a une inondation qui vient du dessus, l’eau s’infiltre autour des lustres, on va tous mourir, qu’est ce qu’on fait ? »
J’ai bien pensé à répondre « Vos testaments, en ma faveur , merci » et raccrocher dignement. Mais que voulez vous j’ai une conscience (alors que je ne l’avais pas demandée la conscience... à la base c’est une option dont je ne voulais pas... passons bis)
Non, en lieu et place de la réflexion sus citée je m’entendis répondre
« Ecopez moussaillons, écopez, et entre deux, appelez le plombier, ou les pompiers, ou que sais-je... et ne touchez pas aux ampoules, c’est arrivé à d’autres (nous sommes lundi, il y a du soleil, Bélinda a les yeux bleus et le téléphone chouine, il est des signes dont il faut se méfier)
- D’accord. »
Fin de la conversation, fin de mon déjeuner, adieu mets délicats et vins fleuris... Papilles frustrées et ventre vide je quittais la table.
Inutile de vous dire que le temps que j’arrive le déluge était fini. Dieu merci, mon brushing n’a donc pas souffert, l’honneur est sauf à défaut du parquet.
L’équipe au grand complet, en mode marée basse pêche des coquillages, batifolait gaiement dans une ambiance aquatique.

Rapidement je les comptais et recomptais, ouf, aucun disparu à signaler. Quant au matériel, il est lui aussi intact.
Le plombier juché sur l’échelle (oui, il y a des tuyaux dans le plafond) a cru bon de finasser
« Ben alors faut mettre du Calgon ! » tu sais ce qu’elle te dit la mère Denis

Alors demain je vais aussi vérifier le stock de serpillières disponibles.
Kénavo.
00:23 Publié dans La vie est une aventure extraordinaire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : inondation, mère denis, calgon, la louvière

