24.07.2008

que celui qui n'a jamais voulu taper son instit me lance la première craie

En ces temps estivaux, malgré le soleil de plomb et les pieds ensablés, les mégamarchés de la Gaule proposent déjà les fournitures scolaires...

Où va le monde, je vous le demande ? Pour un peu on nous collerait du Noël dès septembre...

Bref, trêve de digressions, le temps qui passe et nous pousse nous en parlerons ultérieurement... Quoique...

Bref, disais-je, voilà t’y pas que je me replonge émue dans mes souvenirs écoliers de CE1... Et sa tyrannique institutrice.

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Appelons la Madame D., restons simples.
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Madame D., la quarantaine charpentée et le capillaire décoloré sévissait donc depuis déjà de nombreuses années. Dès le moindre rayon de soleil elle nous faisait faire la lecture dans la cour, nous pauvres gamins, installés sur des bancs en bois inconfortables, elle, sortait son fauteuil et, face au soleil, elle peaufinait ainsi son bronzage.

Sur le bureau de Madame D., tout au long de l’année, il y avait une bouteille de Contrex, oui, Madame D. luttait contre le gras.

Toujours est il que son combat, elle ne le gagnait pas. De là à imaginer que c’était la cause de toute cette aigreur, il n’y a qu’un pas...

Un jour Madame D. nous a demandé de faire des soustractions le soir à la maison. Le lendemain, correction de l’exercice, tout le monde y va de son « 5 ôté de 15 »... Elle pique une colère noire, nous expliquant qu’il faut dire «5 pour aller à 15». Trois arrachages de cuirs chevelus innocents plus tard, elle consent à regarder nos cahiers de calculs, et admets qu’elle ne nous a pas encore enseigné la noble soustraction.

Toujours est il que moi ça m’a traumatisé. De là à imaginer que cet épisode soit à l’origine de mon aversion pour les maths, il n’y a qu’un pas.

Pendant que mon voisin de pupitre essayait de recoller la touffe de cheveux perdus pendant l’envolée colérique de Madame D., je me faisais une promesse intérieure :

« Madame D. quand je serai grande je te dirai tout le mal que je pense de toi, et tu pourras même pas me scalper cette fois là »

15 ans plus tard je croise Madame D., elle me reconnaît :

 « Oh, la petite Parker... !! »

 Et bien vous savez ce que je lui ai dit ?

Hein ?

Je lui ai dit « Bonjour Madame D. ! »

 

 

Hasta la vista, baby